Que faire ? Mais la Révolution !

Le temps s’en va et nous nous en allons avec lui. Il passe sur nous tout en nous étant indifférent. Les années passent et déjà 2019 s’en est allée, cédant la place à 2020.

En ce premier janvier, je me décide à poster cet article. Je dresse un bilan non exhaustif de ma vie de photographe de scène. J’ai commencé petit, très petit, timidement voici neuf d’années, voire un peu. J’ai démarré au pied de scènes gratuites, dans des bars, dans des salles minuscules. J’ai rencontré des gens que je ne m’imaginais pas côtoyer auparavant. J’ai fait la connaissance d’artistes humbles, des « Stars des champs », comme dirait mon ami Franck Barnier-Aubert, fondateur et chanteur des Toon’s.

Par la suite, j’ai croisé quelques photographes, dont l’ami Alain qui était de tous les concerts du coin. Nous avons sympathisé et avons commencé à « bouger » ensemble. Il m’a fait découvrir à son tour de nouveaux artistes comme la copine Évelyne Gallet, Laurent Fellot, du groupe Des Fourmis dans les mains, mais aussi Anne Sila qui faisait carrière dans le jazz. Grâce à lui j’ai couvert quelques festivals : le Km108, Portes en Fête (avec Les Têtes raides, s’il vous plaît). Bref, j’ai grandi et j’ai pris confiance en moi.

En 2013, j’ai couvert mon tout premier « grand festival » : Ardèche Aluna. Je suis alors rentré dans une autre univers. C’était grandiose, mais pas facile non plus. Sillonner dan la foule pour rejoindre les crash au milieu d’une vingtaine de photographes, c’était du sport ! Bien sûr, j’avais déjà couvert d’autres festivals en 2012, comme le Crest Jazz vocal et Ze Fiestival. Mais là, ça m’a vraiment donné l’envie d’aller plus loin.

2014 ne fut pas une année sabbatique, ce fut une année sans ! C’est l’année la plus creuse de ma courte carrière. Puis je me suis relancé en 2015.

Depuis, je n’ai plus vraiment baissé les bras, j’ai fait pas mal de grands concerts, sans toutefois délaisser les artistes de mes débuts. J’ai mis un pied à Lyon, grâce à des amis et à des organisateurs sympathiques, comme Mediatone ou Eldorado.

À l’aube de cette dixième année, je me remets en question. Je pèse les pour et les contre pour savoir comment je vais organiser mon année. Je réfléchis sur les événements auxquels je vais à nouveau assister et à ceux que je vais sacrifier. La photographie de concert n’est pas un travail facile. Il ne suffit pas de se présenter à l’entrée du pitt la fleur au fusil. Il ne suffit pas de viser et d’appuyer sur le déclencheur. C’est beaucoup d’investissement, beaucoup de logistique, beaucoup de préparation avant le concert, beaucoup de travail après… Je n’abandonnerai pas ! Je vais seulement me restructurer un peu.

Je vous donne donc rendez-vous, en 2020, au pied des scènes, quelle qu’en soit la taille, ou à la buvette si vous préférez discuter autour d’ un verre…

Je vous souhaite une belle et heureuse année 2020, qu’elle vous apporte tout ce bonheur que vous espérez et méritez !

Merci à vous pour cette belle aventure !